Gerpinnes: un médecin au CPAS pour faire pression sur les allocataires qui refusent un emploi

Le président du CPAS de Gerpinnes, Jacques Lambert a fixé sa ligne de conduite pour 2017.
Le président du CPAS de Gerpinnes, Jacques Lambert a fixé sa ligne de conduite pour 2017. - Th.P.

Au cours de cette réunion conjointe Commune-CPAS, le président de l’action sociale Jacques Lambert (cdH) a fixé, à travers sa déclaration de politique générale, sa ligne de conduite pour 2017. Elle contient quelques nouveautés.

Celle qui interpelle le plus : la désignation d’un médecin de référence attitré. Comme l’a expliqué le président de l’action sociale, son rôle sera de faire pression sur les bénéficiaires du CPAS qui invoquent un problème de santé. Et cela, quelques jours avant d’être remis au travail sous le statut article 60. « Ce n’est pas un phénomène fréquent mais il existe tout de même. Nous sommes confrontés à cinq cas de ce genre par année. »

Quid de la médecine du travail ? « Impossible d’y faire appel. Nos bénéficiaires n’ont, à ce moment-là, pas encore de contrat de travail. »

Un appel à candidatures va donc être prochainement lancé.

Malgré quelques refus, le président de l’action sociale se félicite d’avoir mis 34 bénéficiaires au travail sous statut article 60. « Ce qui va représenter à terme une économie annuelle sur nos fonds propres de 157.764 €. »

Cette politique de remise au travail va être poursuivie cette année via des synergies avec le service Travaux, l’ALE (agence locale pour l’emploi) et une société de titres-services de Gerpinnes. De quoi stabiliser le nombre de personnes bénéficiant le RIS (revenu d’insertion sociale). Ils sont 106 contre 114 en janvier dernier.

À l’avenir, le CPAS gerpinnois souhaite augmenter son offre de logements publics pour ainsi tendre vers les 10 % imposés par la Région wallonne. Mais difficile compte tenu du prix des maisons sur Gerpinnes. « Nous cherchons pourtant à faire de nouveaux investissements. Nous avons une promesse de subsides d’environ 150.000 € pour procéder à des travaux de rénovation. »

Le CPAS envisage de collaborer avec les promoteurs immobiliers. Comment ? En leur imposant un nombre de logements publics dans chaque projet développé. On parle d’un logement public sur vingt privés.

Enfin, et il avait presque oublié de le signaler, la dotation communale est de 1.520.508,09 € pour 2017. « Elle reste identique pour la troisième année consécutive », se félicite Jacques Lambert.

O.Pâq.

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