«Ces chevaux ont besoin de soins vétérinaires en urgence»

Precioso très amaigri.
Precioso très amaigri. - J.K.

Bien que Stéphane Leschevin assure que les chevaux ne souffrent pas, les associations Animaux en Péril et Silence Animal ne sont pas près d’abandonner. « Ces chevaux ont besoin de soins vétérinaires urgents. Il ne fait aucun doute que la blessure au museau de Lima n’a jamais été soignée. Ce qui explique son stade très avancé avec une importante nécrose », explique Sophie Locatelli (Animaux en Péril). « Le propriétaire affirme traiter la blessure avec du spray désinfectant ainsi que des sangsues. C’est totalement incohérent, car les sangsues ne supportent pas ledit produit et meurent à son contact. Alors qu’un traitement antibiotique dès le départ aurait pu suffire. Aujourd’hui, la jument est en dyspnée et est encore montée ce qui traduit une maltraitance active du propriétaire à son égard. »

Quant au cheval très amaigri, là aussi la vice-présidente ne laisse planer aucun doute. « Elle aussi n’est pas soignée. Nous avons reçu un témoignage, appuyé d’une vidéo, où on voit le poney, la tête face au mur et refusant de s’alimenter. Ce comportement révèle une véritable souffrance. Pour y mettre fin, le poney devrait entrer en clinique vétérinaire d’urgence afin d’être perfusé. Sur base de la confirmation du diagnostic, l’euthanasie pourrait même probablement être envisagée afin de soulager définitivement les douleurs de l’équidé. »

La gestion de ce dossier, aussi bien par l’unité du bien-être animal que par le bourgmestre qui a décidé de suivre les directives , irrite les associations. « L’UBEA se base sur le rapport du vétérinaire du propriétaire maltraitant, ce qui ne constitue pas un avis objectif. La commune doit prendre ses responsabilités. Si elle accepte cela sur son territoire, c’est la porte ouverte à d’autres cas de maltraitance. »