L’Union SG proche de la D1A: de quoi ravir le Flénusien Benoît Sotteau

Le défenseur du FC Flénu reste attentif aux résultats de l’Union.
Le défenseur du FC Flénu reste attentif aux résultats de l’Union. - F.Mi.

« Il reste toujours quelque chose d’un passage à l’Union saint-gilloise ! » Si Benoît Sotteau, aujourd’hui actif au FC Flénu, n’a pas connu le plus haut niveau avec les Bruxellois, il en garde malgré tout un souvenir impérissable. « C’est toujours avec attention que je suis les résultats de l’équipe », explique le trentenaire. « Je reste aussi en contact avec pas mal de supporters via les réseaux sociaux ». Des supporters qu’il revoit toujours avec plaisir quand il se rend au Parc Duden. « Cela arrive une ou deux fois par an. À peine entré, je suis vite reconnu et toujours bien reçu. En fait, c’est le genre de club qui n’oublie jamais les joueurs qui ont porté le maillot jaune. Il y a un respect mutuel énorme. Je me souviens d’ailleurs de l’entrée du stade ornée de petits tableaux avec les photos des anciens Unionistes. Y figuraient, bien sûr, les héros qui ont réussi la fameuse série des 60 matches sans défaite, un exploit qui alimente encore les conversations aujourd’hui ». Benoît a joué pour le matricule 10, alors en D3, de 2008 à 2011. « Cette expérience m’a fait grandir, m’a apporté maturité et confiance. C’est là aussi que j’ai découvert à quel point la convivialité, à tous les niveaux, peut constituer une force ».

Pas surpris des bons résultats avec Mazzù

Avec neuf longueurs d’avance sur son plus proche poursuivant, la Vieille Dame de Bruxelles n’est plus très loin de la D1A. « C’est l’Union qui sourit ! Un moment, les supporters ont boudé l’équipe suite aux différentes relégations. Mais ils reviennent désormais en masse. L’arrivée de nouveaux dirigeants étrangers a permis au club de repartir de l’avant, de revoir ses ambitions à la hausse. Je lui souhaite de tout cœur de retrouver le plus haut niveau national. Je reviendrai donc d’autant plus volontiers dans ce stade, mon petit jardin secret, pour suivre des rencontres en compagnie des fidèles supporters de l’endroit ».

Pour Benoît, la nomination de Felice Mazzù n’est pas étrangère aux bons résultats actuels : « Je me souviens de fans réticents quand il était pressenti. Mais je leur ai conseillé de lui faire confiance… en connaissance de cause. Lors de mon passage à Tubize, Felice Mazzù, adjoint, a beaucoup appris de Philippe Saint-Jean, alors T1. Et je trouvais déjà, à l’époque, qu’il avait de bonnes idées ». La réussite du coach carolo à l’Union ne surprend donc pas le Flénusien…

F.Mi.

«Pas trop content de mon début de saison avec Flénu»

L’été dernier, Benoît a accepté de reculer de deux étages pour rejoindre le FC Flénu. Le pensionnaire de P2 misait beaucoup sur l’expérience du défenseur de 33 ans pour concrétiser ses ambitions. Le joueur dresse pourtant un premier bilan mitigé. « Mon début de saison, en dents de scie, n’a pas été bon. En tout cas, pas à la hauteur de ce que j’espérais. Deux matches corrects en cinq journées de championnat, c’est trop peu. Je sais que je dois donner plus, faire mieux ».

Il avance plusieurs motifs pour expliquer la situation. « C’est vrai, je ne savais pas trop à quoi m’en tenir en arrivant, mais jamais je n’ai cru qu’il me suffirait de paraître. En réalité, l’adaptation au style de football développé à ce niveau est plus compliquée que prévu. Je me sens un peu perdu. D’autre part, je n’ai pas pu laisser s’exprimer mon caractère bien trempé pour améliorer ce qui n’allait pas. J’avais cette liberté les années précédentes, et le collectif en profitait. Enfin, alors que j’avais signé pour évoluer en défense centrale, j’ai dû jouer back gauche, un poste que je n’avais plus forcément envie d’occuper. Sur base de tout cela, je regrette d’être descendu dans la hiérarchie. Ceci dit, je tiens à respecter l’engagement pris à l’égard d’un club où je m’y sens bien ».

Finir sur un titre

Benoît n’attend plus que l’occasion de se montrer à nouveau à son avantage. « Et de m’amuser sur le terrain avec les copains ! Durant l’arrêt, je suis allé courir, seul ou accompagné, notamment avec Thomas Druart, le capitaine du Symphorinois. L’important pour moi est de limiter la prise de poids. J’ai peut-être un kilo en trop ici. Si reprise il y a, cela ne devrait donc pas poser problème ». Et de conclure : « Je veux terminer ma carrière sur un titre, ou une montée ». Qui sait ?

F.Mi.

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