Foot (N1): Valentin Lamort, du RFB, a la chance d’avoir un boulot

Valentin Lamort joue en vert désormais.
Valentin Lamort joue en vert désormais. - RFB

C’est une division à part. À mi-chemin entre le monde amateur et le professionnalisme. La D1 Amateurs est devenue Nationale 1 depuis cette saison, mais les caractéristiques de ce championnat qui mêlent les meilleures équipes amateurs du pays ne changent pas. Une division que connaît très bien Valentin Lamort, lui qui est arrivé aux Francs Borains cet été en provenance de l’Olympic. « Oui, je voulais rester dans cette D1 parce qu’on y retrouve de beaux terrains, des stades, c’est tout un ensemble de choses qui a fait que j’avais envie de rester à ce niveau », commente l’ancien joueur de Couvin-Mariembourg, originaire d’Oignies et bientôt domicilié à Pesche.

Valentin, c’est quoi votre quotidien de joueur de football de Nationale 1 en ce moment ?

Depuis le reconfinement, on reçoit un programme d’entretien physique via le club. Il y a trois ou quatre séances par semaine, la même fréquence qu’en pleine saison. C’est évidemment principalement de la course et un peu de musculation. Heureusement, depuis un an, je travaille comme formateur dans un centre de réinsertion professionnelle à mi-temps. Mes journées sont donc occupées malgré tout. Cela m’aide beaucoup financièrement également. Aux Francs Borains, j’ai un statut semi-professionnel. Je suis donc au chômage pour ce volet en touchant 70 % de mon salaire brut. Heureusement que j’ai ce boulot. Pour certains équipiers qui n’ont pas de travail, c’est beaucoup plus difficile à vivre.

C’est compliqué de se motiver pour suivre ce programme ?

Très (rires). On court déjà beaucoup durant la préparation et là, on doit recommencer un programme. Tous les joueurs le diront, ils n’aiment pas courir. Surtout qu’on ne sait pas quoi pour le futur. Selon moi, on ne recommencera pas la saison.

Cela vous traverse l’esprit d’arrêter le foot à cause de cette situation ?

Non, je ne pense pas à ça, même si on ne sait pas combien de temps va durer cette crise.

Aux Francs Borains, vous retrouvez le coach Dante Brogno que vous avez connu à Liège avec la montée en D1 Amateurs. Quelle relation particulière tissez-vous avec lui ?

On s’est toujours bien entendu.

Votre position sur le terrain avec l’Olympic a provoqué un peu votre départ. Vous trouvez un meilleur climat dans le club du président Georges-Louis Bouchez ?

C’est une question qui revient depuis plusieurs années dans mon chef (sourire). Cela ne me dérange pas de jouer arrière latéral, mais ce n’est pas non plus ce que je préfère. Aux Francs Borains, on a adopté un système en 3-5-2 où je peux faire tout le flanc en venant aussi de l’arrière. J’adore ce choix.

Quel objectif visez-vous avec les Francs Borains si la saison reprend ?

En préparation, tout tournait bien, je pensais que cela allait voler (sic). Le recrutement avait été idéal. Puis, on a eu un petit creux avec des blessés et des cas de Covid. Il y a eu du flottement. Pour moi, même si le club vient de monter, on peut viser davantage que le maintien.

Jérôme Nellis

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