Acquittement plaidé pour Olivier De Bock, accusé d’un fratricide à Uccle

Acquittement plaidé pour Olivier De Bock, accusé d’un fratricide à Uccle

«Vous n’avez pas d’éléments objectifs vous permettant de dire que mon client est coupable», a conclu Me Jean-Philippe Mayence, après avoir expliqué pendant plusieurs heures en quoi, selon lui, les expertises réalisées n’apportent aucun élément significatif dans l’enquête sur le décès d’Yves De Bock. Cet ingénieur de 54 ans avait été retrouvé mort le 8 avril 2014, dans un parc à Lot, en Brabant flamand. Son frère, Olivier, avait ensuite été inculpé de meurtre.

La défense d’Olivier De Bock a affirmé que la présence de l’ADN de ce dernier sur la ceinture de sécurité conducteur du véhicule de son frère ne prouvait pas qu’il avait pris le volant de cette voiture. «Nous avons posé la question aux experts qui ont dit qu’un transfert secondaire était possible. Les deux frères se voyaient tout le temps. Et d’ailleurs, l’ADN de leur maman se trouve aussi sur cette même ceinture de sécurité. Or, il est certain que celle-ci ne s’est jamais mise au volant de cette voiture», a exposé Me Jean-Philippe Mayence.

Quant aux traces de sang appartenant à la victime, retrouvées dans son propre véhicule et dans celui d’Olivier De Bock, la défense a également nuancé. «Il s’agit en fait de micro-particules de sang séché. Ce ne sont pas des taches de sang. De plus, les véhicules ont été passés à la fluorescéine et cela n’a rien donné. S’agit-il d’un transfert secondaire encore une fois ? C’est possible ! En tout cas, les particules ne peuvent pas être datées et cette découverte n’est pas contributive par rapport au scenario qui est présenté par l’accusation, à savoir un transport du corps», a encore plaidé Me Jean-Philippe Mayence.

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