Jeunes Belges de retour: «Vous ne pouvez pas les laisser aller dans leur famille!»

Jeunes Belges de retour: «Vous ne pouvez pas les laisser aller dans leur famille!»
Photo News

Selon l’organisateur Summer Bash, un dépistage massif mercredi a révélé 15 cas de contamination au coronavirus. En début de semaine, huit jeunes venant de Flandre-Occidentale avaient déjà été testés positifs au Covid-19 au retour en Belgique d’un séjour organisé par Summer Bash à Lloret de Mar sur la Costa Brava.

L’organisateur de voyages avait dès lors lancé un dépistage grâce à des tests rapides auprès de 271 jeunes partis dans trois destinations en Espagne. Quinze infections ont ainsi été détectées : deux à Lloret de Mar, cinq à Malgrat de Mar et huit à Calella. Tous les cas positifs ont été placés en quarantaine ensemble dans une villa à Lloret de Mar.

Summer Bash constate que de plus en plus de groupes partis par son intermédiaire affichent des symptômes et a dès lors décidé de rapatrier tous ses clients en séjour en Espagne. Des cars ont été dépêchés depuis la Belgique afin de ramener les jeunes chez eux. Les cas positifs et négatifs au Covid-19 seront séparés et un autre dépistage va être organisé.

« Nous n’allons pas les laisser retourner chez leurs parents, n’est-ce pas ? »

Interrogé ce vendredi matin à ce sujet, le doyen de la VUB et médecin généraliste Dirk Devroey s’est exprimé sur Radio 2. Pour lui, laisser rentrer les jeunes chez eux afin de se soumettre à une quarantaine est une très mauvaise idée.

« Dès que ces jeunes arrivent dans notre pays, vous ne pouvez pas simplement les laisser aller dans leur famille », commence-t-il. L’expert ajoute : « Nous savons que la plupart des infections se produisent au sein d’une famille, alors nous n’allons pas laisser ces jeunes retourner chez leurs parents, n’est-ce pas ? De cette façon, vous créez l’une des plus grandes sources de contamination sur le marché ».

Dirk Devroey évoque une solution pour éviter cela : un camp de deux semaines entre eux. « Ils devraient aller dans une sorte de camp pendant deux semaines, tous mis en quarantaine ensemble et y attendre jusqu’à ce qu’ils soient sûrs qu’ils ne sont plus infectés. De cette façon, nous pouvons éviter à 110 personnes, dont beaucoup sont probablement de super épandeurs, d’infecter beaucoup d’autres personnes », a conclu le Professeur.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :province de Flandre occidentale

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Aussi en Belgique