271 mm de pluie à Jalhay sur 48 heures, plus du double de la normale!

Des records de précipitations en région verviétoise.
Des records de précipitations en région verviétoise. - EPA

« C’est exceptionnel », a annoncé vendredi le responsable des prévisions météorologiques David Dehenauw sur Twitter.

« Cela arrive statistiquement une fois en 200 ans. Normalement on relève 100 mm en juillet dans ces régions », a-t-il ajouté.

Selon l’IRM, les quantités de précipitations relevées entre les 13 et 15 juillet dans l’est et le centre du pays sont pour la plupart très abondantes et même extrêmes pour certaines.

Les quantités de précipitations relevées en 48 heures dans les stations de Jalhay (271,5 mm), Spa (217,1 mm), du Mont Rigi (192,4 mm) et à Neu-Hattlich (189,0 mm) font état d’une période de retour largement supérieure à 100 ans.

La faute au réchauffement climatique ?

A la question de savoir si cet épisode de précipitations extrêmes est lié au dérèglement du climat, l’IRM avance la nécessité d’une évaluation approfondie, même si « l’apparition de ces précipitations extrêmes est conforme à ce que nous pouvons attendre du réchauffement climatique », souligne l’Institut de météorologie.

« Des quantités de deux mois de pluie sont tombées sur plusieurs bassins versants en deux jours », ajoute le climatologue à l’ULiège, Sébastien Doutreloup. Avec de nombreux cours d’eau en crue, des inondations sans précédent et d’innombrables dégâts dans le sud du pays, « on peut parler d’un phénomène exceptionnel. Établir un lien direct avec le réchauffement climatique est cependant complexe. Le dérèglement du climat se marque dans les statistiques sur le long terme, pas dans des événements ponctuels comme celui-ci, à moins qu’ils ne se répètent plus fréquemment comme c’est le cas ces dernières années pour les canicules. »

Selon l’IRM, l’un des mécanismes explicatifs de ces pluies torrentielles est lié au fait qu’ « une atmosphère globalement plus chaude peut contenir plus de vapeur d’eau, ce qui augmente la quantité d’eau disponible pour produire les précipitations. »

« Dès son premier rapport en 1990, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avertissait des effets dévastateurs de l’accentuation des deux extrêmes du cycle hydrologique due à l’effet de serre. C’est-à-dire, plus d’épisodes de pluies extrêmement abondantes et plus de sécheresses prononcées », conclut l’IRM.

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