4,5 millions d’euros pour ces institutions scientifiques basées à Bruxelles

Un projet sera mené aux Musées des Beaux-Arts.
Un projet sera mené aux Musées des Beaux-Arts. - ADC

Le Conseil des Ministres vient de marquer son accord sur la proposition du secrétaire d’État en charge de la Politique scientifique, Thomas Dermine (PS), de renforcer les capacités de recherche dans cinq établissements culturels basés à Bruxelles : l’Institut royal du Patrimoine artistique, les Musées royaux d’Art et d’Histoire, les Musées royaux des Beaux-Arts, les Archives générales du Royaume et la Bibliothèque royale.

5 projets d’une durée de 4 ans vont être menés dans ces établissements en collaboration avec d’autres partenaires (universités, autres établissements scientifiques fédéraux…) pour un budget global de 4.492.089 euros.

Le projet BeAM étudiera certains pigments utilisés par les peintres modernistes belges au 20ème Siècle. Ce projet permettra notamment d’améliorer la conservation des peintures. Une exposition sur le modernisme abstrait belge dans un contexte international clôturera le projet.

Le projet CUNE se penchera sur les tablettes cunéiformes, en particulier la définition, la transcription et la traduction de ces tablettes d’argile, inscrites en sumérien et akkadien anciens dans l’alphabet cunéiforme en faisant appel à l’intelligence artificielle.

Le projet OUTLAW tentera de comprendre comment différentes dimensions de la vulnérabilité sociale (sexe, classe, âge, origine migratoire…) ont façonné le fonctionnement de la justice pénale dans la Belgique du 19e siècle, sur base d’un outil de recherche et de valorisation en ligne des archives pénitentiaires belges.

Le projet Congolines étudiera, en partenariat avec l’Université de Kinshasa, les dessins et peintures réalisés par les Congolais juste avant et pendant l’ère coloniale avec une mise en œuvre de la restitution numérique, via un partage d’une banque de données d’images et de métadonnées des œuvres d’art étudiées.

Le projet CLIMPACTH développera un outil d’évaluation de l’impact du changement climatique au niveau local sur le patrimoine bâti et les collections ainsi qu’un modèle de décision pour les travaux d’entretien ou de restauration.

« Le patrimoine est une composante essentielle de l’identité de chacune et chacun d’entre nous et un des piliers de la société. Le conserver, l’étudier et le valoriser est primordial, surtout dans un monde en évolution très rapide. Je veux donc investir davantage dans le patrimoine de nos établissements scientifiques fédéraux. Ces 4,5 millions d’euros permettront de renforcer nos connaissances de certaines collections ainsi que d’en améliorer la conservation et d’en accroître la diffusion », commente Thomas Dermine.

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