Georges-Louis Bouchez revient sur ses propos sur les métiers en pénurie

Georges-Louis Bouchez revient sur ses propos sur les métiers en pénurie
Photonews

Ce samedi, dans une grande interview qu’il nous avait accordée, Georges-Louis Bouchez s’était exprimé sur les métiers en pénurie. « Cela me devient insupportable qu’un demandeur d’emploi puisse refuser une fonction dans un métier en pénurie. Il faut des règles plus strictes. Et qu’on arrête avec l’idée du travail forcé, c’est une caricature », avait-il lâché.

Des propos épinglés qui avaient provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certaines personnes jugeant cette sortie irrespectueuse envers certains métiers que lui ne jugeait pas « hyper spécialisé ».

Ce mardi, le Montois a donc décidé de publier un thread dans lequel il revient sur ses propos… et les confirme : « Depuis quelques jours, il y a une certaine agitation sur les réseaux après mes déclarations selon lesquelles un demandeur d’emploi ne devrait plus pouvoir refuser une formation et un emploi dans un métier en pénurie. Je confirme mes propos et dénonce les pro de l’indignation. La société doit venir en aide aux individus quand ils sont en difficulté. Ces individus doivent aider la société quand elle rencontre des problèmes. C’est l’essence de l’équilibre entre les devoirs et les droits. Ainsi, ces 125 métiers en pénurie doivent être occupés », explique-t-il via Twitter.

Avant de faire un parallèle entre « cette mentalité » et la situation socio-économique que connaissent certaines régions de Wallonie aujourd’hui : « Certains évoquent des problèmes de statut, de rémunération et de perspective. Qui peut croire que le chômage offre ces trois attentes légitimes ? Cette mentalité nous a conduits au chômage endémique dans certaines sous régions de Wallonie dont la mienne, et à Bruxelles. D’autres jouent à l’indignation quand on affirme que les métiers en pénurie ne sont pas tous des métiers qui demandent des formations spécialisées. Comme juriste, maçon ou membre de l’HORECA sont des formations accessibles, ce qui ne veut pas dire faciles, pour autant que les programmes de formation soient à la hauteur et que la volonté soit présente. Les organes de formation doivent donc former pour permettre d’employer et non pour le simple fait de former ».

Pour le réformateur, « Mener les réformes structurelles du marché de l’emploi et de la formation est bien plus important que continuer à investir des moyens publics si l’on veut redéployer les bassins post industriels wallons et Bruxelles. »

Et de conclure : « En effet, des centaines de millions ont déjà été injectés dans ces régions avec les résultats que nous connaissons. L’emploi est la meilleure des politiques sociales ».

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