Une urgentiste qui avait administré des somnifères à sa fille de 7 ans acquittée

Une urgentiste qui avait administré des somnifères à sa fille de 7 ans acquittée
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Une médecin urgentiste du Limbourg qui était poursuivie pour avoir administré des sédatifs et des somnifères à sa fille de sept ans a été acquittée jeudi par le tribunal correctionnel de Tongres. Selon le juge, trois ans après le début du procès, les preuves que cette femme a mis en danger la vie de sa fille sont insuffisantes.

L’affaire avait commencé lorsque le père de l’enfant avait demandé une analyse toxicologique du sang de sa fille de sept ans après qu’elle eût été admise à l’hôpital quatre fois en quelques mois pour des palpitations après avoir séjourné chez sa mère. Selon le père et sa nouvelle compagne, la fillette avait un comportement de zombie, souffrait souvent d’arythmie cardiaque et avait raconté que sa mère lui donnait parfois des pilules lorsqu’elle faisait des cauchemars. Une affirmation que la fillette avait également répétée lors d’un interrogatoire audiovisuel.

Lors d’une perquisition au domicile de l’urgentiste, « des quantités inhabituelles de Lorazépam avaient été trouvées dans des endroits accessibles aux enfants », selon le ministère public. La mère avait admis avoir donné à sa fille un demi-comprimé à plusieurs reprises, mais nié qu’il s’agissait d’une pratique quotidienne.

Au cours de la procédure judiciaire, plusieurs experts avaient été nommés et avaient trouvé des traces d’un produit résiduel du sédatif dans un seul échantillon d’urine. Toutefois, il n’a pas été possible de déterminer avec certitude si ces résidus provenaient du Lorazépam administré par la mère ou du médicament bêta-bloquant donné à la fillette après sa deuxième hospitalisation. La quantité de médicaments que l’enfant avait reçue n’a pas pu être déterminée non plus.

Bien qu’il ne soit pas recommandé d’administrer le Lorazépam aux enfants de moins de 12 ans, la notice d’information indique qu’il peut être administré aux enfants âgés de six ans et plus dans certaines circonstances.

Outre ces faits, la fillette a également déclaré que sa mère ne lui avait donné une demi-pilule pour la première fois qu’après son admission à l’hôpital. La première arythmie cardiaque n’a donc pas pu être causée par l’administration du sédatif. Il a également été établi que l’enfant souffre d’une malformation cardiaque congénitale.

De plus, selon le juge, les déclarations de la petite fille auraient été orientées dans une certaine direction. Par conséquent, après une procédure de plus de trois ans, le tribunal correctionnel de Tongres a décidé d’acquitter l’urgentiste.

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