Les personnes âgées ont vu leurs enfants plus souvent qu’avant la crise sanitaire

Les personnes âgées ont vu leurs enfants plus souvent qu’avant la crise sanitaire
Belga

Les personnes âgées ont vu leurs enfants plus souvent qu’avant la crise du coronavirus. C’est ce qu’il ressort des recherches menées par l’Université d’Anvers, l’Université de Gand et l’Université Erasmus de Rotterdam. En particulier dans les pays où des mesures très strictes sont en place, les contacts sont plus nombreux qu’auparavant.

L’étude flamande et néerlandaise s’est appuyée sur une enquête téléphonique plus large menée dans 27 pays européens. Les scientifiques ont travaillé à partir des réponses de plus de 25 000 personnes âgées de plus de 65 ans ayant des enfants vivant loin de leur domicile. Ils ont interrogé les personnes âgées sur l’été 2020.

Des rencontres qui protègent contre l’isolement social et le sentiment de solitude

Les craintes d’entraver les relations familiales, dues au coronavirus n’ont pas été rencontrées. En effet, il s’est avéré que les Européens de plus de 65 ans avaient autant, voire plus, de contacts avec leurs enfants adultes vivant loin de chez eux. Et c’est une bonne nouvelle, selon les chercheurs, car des contacts fréquents entre parents et enfants protègent contre l’isolement social et le sentiment de solitude à un âge plus avancé.

« Nous constatons clairement une augmentation des contacts par téléphone ou via les médias numériques, à une époque où le contact physique était fortement déconseillé », explique Katrijn Delaruelle (UAntwerpen/UGent).

« Il est également possible que les personnes âgées aient cherché à entrer en contact avec leurs enfants (ou vice versa) plus souvent qu’auparavant, afin de faire face à leurs inquiétudes et à leurs craintes. Dans le même temps, certaines personnes âgées ont délibérément choisi de s’occuper de leurs petits-enfants lorsque les écoles et les crèches étaient fermées. »

Les scientifiques pensent également que l’accès réduit aux soins de santé et aux soins à domicile a permis de multiplier les contacts familiaux. Après tout, les personnes âgées devaient compter davantage sur leurs enfants lorsqu’elles avaient besoin de soutien.

Un niveau de contact accru dans les pays aux mesures strictes

Pour Dimitri Mortelmans (UAntwerpen), une différence de contact se fait ressentir entre les différents pays entre les pays. « Dans les pays où les mesures étaient très strictes – comme la Slovaquie, Malte et l’Italie – les personnes âgées et les enfants dépendaient davantage les uns des autres pour les soins informels que dans les pays où les mesures sont plus clémentes. Cela a pu conduire à un niveau de contact accru. »

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