La culpabilité pour meurtre requise à l’encontre de Mourad Harrouchy

Dimitri, la victime.
Dimitri, la victime. - A.L.

La représentante du ministère public a estimé que la qualification de meurtre correspondait à la réalité des faits. La magistrate a notamment relevé que cette qualification avait déjà été retenue par la juge d’instruction et les juridictions d’instruction. Elle a essentiellement exposé que, pour que le meurtre soit établi, il suffit de démontrer que l’acte posé est de nature à entraîner la mort, ce qui est le cas lorsque l’auteur utilise un couteau et poignarde la victime au point de perforer un organe vital.

La partie civile comme le ministère public ont estimé que, sur base des témoignages, il apparaît que l’accusé est impulsif au point de ne pas admettre la perte d’une simple casquette et qu’il est passé à l’acte pour combler une fissure narcissique.

Mourad Harrouchy est poursuivi pour avoir mortellement poignardé Dimitri Lueya, durant la nuit du 1er au 2 novembre 2019, sur la banquette arrière d’une voiture, à proximité de la rue de l’Entrepôt à Laeken. Le 1er novembre au soir, Dimitri Lueya, étudiant en marketing à l’Ephec, âgé de 19 ans, participait à une fête de mariage dans une salle à proximité. Il a accepté de monter dans une voiture conduite par son ami M., dans laquelle se trouvait un autre homme côté passager et Mourad Harrouchy à l’arrière. Celui-ci le soupçonnait de lui avoir volé, la veille, lors d’une soirée Halloween, sa casquette achetée 150 euros.

Dimitri Lueya a reçu un coup de couteau au niveau de la clavicule droite, porté par Mourad Harrouchy, qui a perforé un poumon. Il a ensuite été déposé, inconscient et perdant énormément de sang, aux urgences de l’hôpital Paul Brien à Schaerbeek, par les trois occupants de la voiture, vers 00h30 le 2 novembre. Une réanimation a été entamée, en vain. La victime est décédée d’un choc hémorragique à 02h10.

Quelques heures plus tard, vers 07h00, Mourad Harrouchy s’est rendu a la police.

Il a, dans un premier temps, raconté qu’il s’était agi d’un accident. Mais lors de la reconstitution des faits, il a changé de version, affirmant que la victime avait sorti un couteau et l’avait menacé, puis qu’il était parvenu à s’en emparer et à le retourner contre elle. Le conducteur et le passager du véhicule ont cependant déclaré qu’ils n’avaient vu à aucun moment la victime en possession d’un couteau.

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