Roberto Martinez avant l’Italie: «Nous n’allons pas changer pour changer»

Interview
Roberto Martinez avant l’Italie: «Nous n’allons pas changer pour changer»

Les Diables ont connu une immense déception jeudi face à la France. Alors qu’ils menaient 2-0 à la mi-temps et semblaient très bien partis pour aller affronter l’Espagne en finale de Nations League, les hommes de Roberto Martinez ont laissé filer leur chance de premier trophée international en encaissant trois buts des œuvres des Bleus.

Les Belges doivent désormais se ressaisir, à commencer par ce dimanche, face à l’Italie. Une rencontre que le tacticien catalan a préfacée ce samedi devant la presse.

Roberto Martinez, dans quel état d’esprit sont les Diables rouges avant ce match contre l’Italie ?

J’ai le sentiment que 24 heures peuvent faire une grosse différence. C’est le moment d’avancer. La déception, c’était jeudi soir et un peu le lendemain. Depuis, nous avons eu le temps d’analyser la défaite. Ce match contre l’Italie signe le début d’un nouveau cycle pour nous. Avec le résultat obtenu par les Tchèques et les Gallois vendredi soir (2-2), cela signifie qu’il ne nous faut plus qu’un point contre l’Estonie pour nous qualifier. Les joueurs savent qu’il est important de rester concentré pour valider la qualification pour le Mondial au Qatar. La première mi-temps était à l’image de ce que nous réalisons depuis trois ans. Nous avons limité la France dans ses mouvements. Mais en seconde période, nous avons arrêté de jouer, ce n’est pas la France qui a opéré des changements tactiques pour renverser le match, elle a haussé son pressing. Et puis les événements ne nous ont pas été favorables. Si le hors-jeu sifflé sur Lukaku et le penalty ont logiquement été accordés, il en fallait peu pour que ces deux actions tournent en notre faveur.

Comment expliquer la méforme d’un joueur comme Youri Tielemans ?

Je trouve cela un peu injuste de pointer un ou deux joueurs dans cette défaite. C’est toute l’équipe qui a baissé de niveau en seconde période. Youri a parfaitement compris ce qu’il devait faire en première période. En seconde, toutes les passes ont été plus dures à réaliser et c’est le collectif qui doit permettre aux joueurs de se trouver facilement.

Doit-on s’attendre à beaucoup de changements dans votre onze de base ce dimanche ?

Oui, déjà car Romelu Lukaku et Eden Hazard ne sont plus là. Thomas Foket, touché au mollet jeudi à l’échauffement, est lui aussi rentré dans son club. Après, il est clair que nous étions venus jouer cette Nations League avec l’ambition de la remporter, rien d’autre. C’est un nouveau départ, un « reset », mais il ne faut pas non plus devenir fou et basculer dans l’émotionnel. Je ne vais pas changer pour changer. Si les jeunes joueurs sont prêts à jouer, ils recevront leur chance comme Jérémy Doku contre l’Italie à l’Euro. L’important est que chacun soit à 100 %.

De quoi Romelu Lukaku et Eden Hazard souffrent-ils et seront-ils prêts pour les prochaines échéances avec leur club ?

C’est plutôt une question à poser au département médical. Ils connaissent une surcharge au niveau musculaire, nous avons estimé qu’ils n’étaient pas à 100 % pour jouer dimanche.

La Belgique pourrait perdre sa place de numéro 1 mondial au ranking FIFA dans les prochaines semaines. C’est un élément qui peut motiver vos joueurs avant ce match pour la troisième place ?

Bien sûr, les joueurs en sont conscients. Cela fait trois ans que, chaque fois qu’ils arrivent à Tubize pour un rassemblement, les Diables savent qu’ils devront faire le nécessaire à travers l’Europe pour maintenir cette place. Mais de toute façon, la motivation est présente dans le groupe. Nous voulons profiter de cette occasion unique d’affronter les champions d’Europe pour tester à nouveaux nos capacités. Nous avons montré contre la France que nous étions capables d’évoluer à un très haut niveau.

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