Face à Liverpool, l’heure ou jamais de décoller pour Solskjaer et Manchester United

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Plus exactement la deuxième étape d’un baptême du feu qui court jusqu’à fin novembre et qui passera par des visites à Tottenham et Chelsea, la réception de Manchester City et les matches retour à Bergame et à Villarreal en C1.

Tout emballement après le renversement de situation de mercredi serait donc malvenu.

D’autant que l’adversaire qui se présente est d’une toute autre stature que la valeureuse équipe italienne affaiblie par cinq absences que Manchester a terrassée après avoir été mené 2-0 à la pause.

« Cette première période, où United avait deux milieux totalement isolés, s’ils font ça contre Liverpool et City, ils auront quatre buts de retard à la mi-temps », avait grommelé l’ancienne gloire des « Red Devils » Paul Scholes au micro de BT Sports.

Le match de C1 aura été à l’image du Manchester United version Solskjaer : une équipe capable d’alterner le pire et le meilleur, parfois dans des intervalles de temps étonnamment courts, et dont le bilan est gonflé par des séries positives sans lendemain.

La régularité de Liverpool comme modèle

Solskjaer avait ainsi entamé son règne par huit victoires et onze matches sans défaite, puis il y a eu une série de 19 matches sans défaite en 2019/2020 et une autre de 14 la saison dernière, dont 8 nuls, mais avec aussi une victoire à City et une qualification contre l’AC Milan en Ligue Europa… Mais jamais de quoi les amener à un trophée, seule mesure de la réussite dans ce club.

Avec Liverpool, ils affronteront un monstre de régularité sur les dernières saisons dont le retour au premier plan sous les ordres de Jürgen Klopp est souvent proposé comme modèle aux « Red Devils ».

Liverpool « est l’une des équipes que l’on essaye de rattraper parce que ce qu’ils ont fait ces quatre dernières saisons est ce que nous nous efforçons de réaliser aussi pour les dépasser », a admis le coach norvégien.

Son bilan est souvent comparé à celui de Klopp et, pour le moment, il n’a pas trop à rougir.

Une montée en puissance indispensable

Si l’on compare les bilans sur leurs 105 premiers matches de championnat à la tête de leurs équipes respectives, l’Allemand a empoché 196 points et le Norvégien 194 après la défaite à Leicester la semaine passée (4-2).

Mais après ce cap atteint au tout début de la saison 2018/2019 pour Klopp, la pente ascendante s’était ensuite fortement accentuée pour les Reds, puisqu’ils étaient passés de 1,87 à 2,3 points pris par match sur les 123 rencontres disputées depuis.

Il faudra donc une sacrée montée en puissance à Manchester United pour espérer rattraper Liverpool, voire le dépasser.

Depuis que Solskjaer est sur le banc de Manchester, sa seule victoire contre Liverpool est intervenue l’an dernier en Coupe d’Angleterre (3-2), mais en championnat, il n’a pris que 3 points en cinq confrontations.

« Nous sommes à un moment où, à mon avis, Manchester fait quelques changements. Ils m’ont acheté, ils ont acheté Varane et Sancho. L’adaptation va prendre du temps (…) mais je pense que, pas à pas, on doit se mettre en tête que tout est possible », a plaidé Cristiano Ronaldo, dans un entretien, samedi, à Sky Sports.

« Quand on dit qu’on veut changer les choses, cela ne veut pas dire que les choses vont changer instantanément. C’est un travail » de longue haleine, avait aussi prévenu Paul Pogba jeudi sur la télévision du club.

« Ca doit venir de nous tous, de la confiance en chacun. C’est une conviction qu’on doit avoir et on doit rester soudés et tout cela vient match après match », a-t-il ajouté.

Mais du temps, Solskjaer n’en a plus vraiment. Une défaite contre Liverpool reléguerait les Red Devils à sept points de leurs adversaires du jour et potentiellement à huit de Chelsea, s’il bat la lanterne rouge Norwich. Un écart qui, même après seulement neuf journées, semblerait bien difficile à combler.

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