La Belgique n’est pas encore une terre d’accueil pour la faune méditerranéenne

La Belgique n’est pas encore une terre d’accueil pour la faune méditerranéenne
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À la fin du mois de juillet, la plus grosse guêpe d’Europe, la scolie des jardins, a été observée en Belgique. Cet insecte méridional complètement inoffensif est venu s’ajouter aux autres aperçus dans le pays depuis quelques années.

«Chaque année, on découvre chez nous plusieurs espèces jamais observées auparavant. Il s’agit de plus en plus d’individus méridionaux», souligne Jean-Sébastien Rousseau-Piot de chez Natagora.

Pourtant, bien que ces espèces soient observées hors de leurs contrées, il ne faut pas en tirer des conclusions trop hâtives, précise M. Rousseau-Piot. «Toutes ces espèces viennent du Sud, ça c’est un fait. Mais attention, ce ne sont que quelques individus à chaque fois, on ne parle pas d’une population stable. Ça reste globalement anecdotique. Nous ne savons pas s’il s’agit d’une visite ponctuelle ou si ces espèces vont s’établir chez nous sur le long terme.»

Toujours selon Jean-Sébastien Rousseau-Piot, même si les impressions de changements dus aux chaleurs sont réelles, il est impossible pour l’instant de les quantifier. «Nous (Natagora, ndlr) n’avons pas encore assez de recul, ni de protocole adapté pour tirer des conclusions définitives. Bien sûr, on sait que le changement climatique va engendrer des modifications, mais on ne sait pas encore dire quoi exactement. Ce changement climatique est un nouveau ’défi’ auquel il faut faire face, mais nous ne le connaissons pas encore totalement. Il y a dix ans, les gens ne le prenaient pas au sérieux, alors que maintenant, on en prend seulement la mesure.»

Natagora reconnaît l’impact que ces fortes chaleurs à répétition auront, mais n’oublie pas de souligner que la faune et la flore peuvent également être perturbées par d’autres facteurs.

«Des changements sont certes observés, mais il ne faut pas non plus tomber dans le piège où l’on incomberait tout au changement climatique. D’autres pressions extérieures dans des pays très peuplés comme le nôtre expliquent la modification de la faune et de la flore. La bétonnisation et l’agriculture intensive restent les facteurs principaux de ces changements.»

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